DPE 2026 : le nouveau coefficient électrique change la donne

À partir du 1er janvier 2026, le coefficient de conversion de l’électricité utilisé dans le DPE et l’audit énergétique sera abaissé de 2,3 à 1,9, en cohérence avec la valeur européenne. Cette évolution réglementaire aura un impact direct sur la performance énergétique de nombreux logements chauffés à l’électricité.

Pourquoi ce changement de coefficient ?

Jusqu’à présent, l’électricité était pénalisée dans le calcul du DPE par rapport aux autres énergies comme le gaz ou le fioul, alors même qu’elle est largement décarbonée en France.

L’harmonisation avec le coefficient européen permet de :

1. Corriger une inégalité de traitement entre les différentes énergies

2. Mieux refléter l’impact environnemental réel de l’électricité

3. Encourager l’abandon des énergies fossiles au profit de solutions électriques performantes

Cette réforme favorise notamment :

1. Les pompes à chaleur

2. Les chauffe-eau thermodynamiques

3. Les équipements utilisant une électricité bas carbone

Ce que dit la réglementation

Ainsi, l’arrêté du 13 août 2025, publié au Journal Officiel le 26 août 2025 annonce les principales mesures : Tous les DPE et audits énergétiques réalisés à partir du 1er janvier 2026 intégreront automatiquement le nouveau coefficient ; la mesure concerne tous les logements chauffés à l’électricité ; les DPE déjà réalisés restent valables pendant 10 ans ; il ne sera pas nécessaire de refaire un DPE : une mise à jour gratuite du classement sera proposée par l’ADEME.

Jusqu’à 850 000 logements sortent des « passoires thermiques »

Cette réforme va donc mécaniquement réduire la consommation d’énergie primaire affichée pour les logements électriques. Dès lors, jusqu’à 850 000 logements aujourd’hui classés F ou G pourraient remonter en E ou D dès 2026. Avec le nouveau coefficient, l’impact du chauffage électrique baisse d’environ 17 % dans le calcul du DPE, certains logements gagneront 1 à 2 classes énergétiques sans réaliser de travaux, 41 % des logements de moins de 40 m² gagneront au moins une classe (contre 23 % en moyenne nationale). Les studios de moins de 15 m², souvent classés G, sont parmi les plus avantagés : grâce au cumul avec la réforme sur les petites surfaces de 2024, ils peuvent espérer un double saut de classe, par exemple de G à E.

Les grands gagnants du recalcul

Les logements déjà bien isolés seront les principaux bénéficiaires : bonne isolation des murs, combles isolés, planchers performants, menuiseries récentes. Dans ces cas, la baisse du coefficient électrique améliore fortement la note finale du DPE.

Qu’est-ce que le facteur de conversion de l’énergie ?

Le DPE repose sur une distinction entre l’énergie finale (celle réellement consommée dans le logement) et l’énergie primaire (celle qu’il a fallu produire pour fournir cette énergie). Chaque énergie a son propre coefficient de conversion : 1,9 pour l’électricité à partir de 2026, 1 pour le gaz, 1 pour le bois.

Concrètement : si vous consommez 1 kWh d’électricité, on considère qu’il a fallu produire 1,9 kWh d’énergie primaire pour vous la fournir. Ce coefficient sert donc directement à calculer la consommation affichée sur le DPE.

Une réforme au service de la transition énergétique

Cette évolution est un signal fort en faveur de l’électricité décarbonée. Elle encourage le remplacement des chaudières gaz ou fioul, l’installation de pompes à chaleur, les solutions hybrides et renouvelables. Le DPE devient ainsi un outil plus cohérent avec les objectifs climatiques et énergétiques de la France.

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